Positions de l’ANESTAPS sur la masterisation et la mobilisation du 10 février
Face à un contexte universitaire mouvementé et à quelques jours de la remontée des maquettes de master, l’ANESTAPS s’inquiète de la précipitation des réformes impulsées par le gouvernement. Bien que des réformes soient nécessaires au sein de la communauté universitaire, il semblerait que la concertation ne soit pas de mise.
En ce qui concerne la masterisation de la formation des enseignants d’EPS, l’ANESTAPS se positionne pour des masters disciplinaires avec une mention ou une option « enseignement ». L’ANESTAPS s’inquiète de la place qu’occuperont les stages dans la formation. En effet des stages d’observation ou à responsabilité à hauteur de 108 heures ne sont pas suffisants dans une filière où le stage est présent dès la Licence 2.
Dans l’optique de permettre une meilleure gestion des flux et une qualité de formation, il est nécessaire que l’accès à ces masters se fasse selon certains pré‐requis. En effet, il apparaît logique de favoriser l’accès au master enseignement aux étudiants titulaires d’une licence à vocation pédagogique (entraînement du sport et APA) et en particulier la filière éducation motricité.
Enfin, l’ANESTAPS souligne la mise en place des bourses au mérite et considère que la rémunération des stages à responsabilité à hauteur de 3000€ est une avancée. Toutefois, l’ANESTAPS considère que les mesures prisent par le gouvernement en matière de financement de la cinquième année sont insuffisantes.
La suppression de postes dans l’encadrement à l’Université, l’absence de concertation des acteurs dans les réformes, le plan réussite en Licence sont des points contre lesquels la FAGE s’insurge. L’ANESTAPS soutiendra la mobilisation du 10 février aux côtés de la FAGE, accompagnée de son réseau étudiant.



