Historique de la réforme :
- 2 juin 2008 : Annonce de N. Sarkozy sur la masterisation de la formation des maîtres
- 17 octobre 2008 : circulaire du MESR sur la campagne d'habilitation des masters. Maquettes à remonter pour le 31 décembre 2008
- 7 décembre 2008 : Position de la FAGE – contenu pédagogique et création de (SCFP – IUFP)
- 2 février 2009 : le MESR, en réponse aux doutes de la CPU sur la viabilité de la réforme, repousse la date de remontée des maquettes au 15 février
- février 2009 : début des mouvements de blocage
- 20 mars 2009 : annonce du gouvernement – report de la réforme d'un an (rentrée 2010)
- 24 avril 2009 : lancement de la commission mixte de concertation Marois - Filâtre
- 13 mai 2009 : annonces du gouvernement sur les mesures transitoires et les aides sociales spécifiquement dédiées aux étudiants préparant les concours d'accès aux professions d'enseignants
- 08 juin 2009 : Contribution de la FAGE sur la réforme
- 17 juillet 2009 : Conclusions issues de la commission Marois – Filâtre : le clash du 10 juin à conduit à la proposition de deux rapports différents.
- 29 juillet 2009 : Publication au JO des décrets sur le nouveau statut des enseignants fixant entre autres des conditions d’admission aux et certaines mesures transitoires.
- 4 septembre 2009 : lancement des groupes techniques de propositions (PE, PA, PLC, CPE, PTP)
- 27 octobre 2009 : Remise du rapport du groupe de synthèse aux ministres
- 13 (enseignants) et 18 (étudiants) novembre 2009 : Présentation des décisions des ministres
- 21 décembre 2009 : présentation des projets de textes réglementaires en CNESER.
La réforme de la formation des enseignants vise plusieurs objectifs :
- Elever le niveau de qualification des personnels enseignants, au moment du recrutement
- Intégrer la formation des maîtres dans le dispositif L.M.D. : à terme les enseignants qui seront recrutés disposeront d’un master
- Préserver les possibilités de réorientation pour les étudiants qui ne seront pas recrutés
- Préparer progressivement au métier avant les concours. Les étudiants pourront suivre des stages d’observation et de pratique accompagnée et des stages en responsabilité dans des classes
- Offrir des mécanismes d’encouragement et de promotion sociale pour ceux qui se destinent à l’enseignement
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Avant la réforme |
Après la réforme |
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Sélection |
Sur dossier ou concours pour entrer en 1ère année puis concours national ou académique pour entrer en 2ème année |
Libre en M1 puis sélection pédagogique pour l’entrée en M2 |
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1ère année |
Préparations au concours uniquement disciplinaire (hormis pour CAPEPS ou CERPE), concours en fin d’année |
1ère année de Master à dominante disciplinaire |
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2ème année |
Année en alternance avec le statut de fonctionnaire-stagiaire |
2ème année de Master à dominante professionnelle, concours écrit en début d’année et oral en fin d’année |
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Année de Titularisation |
Enseignement à temps plein |
Enseignement avec compléments de formation |
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Concours |
2 parties : écrits et oraux, uniquement disciplinaire hors CAPEPS et CERPE |
2 parties : écrits et oraux, disciplinaire, épistémologique et didactique |
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Epreuves |
Ecrits : 3 pour le primaire ; variable (2 à 4) pour le secondaire |
Ecrits : 2 épreuves à caractères disciplinaires |
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Oraux : 3 pour le primaire ; variable (2 à 3) pour le secondaire |
Oraux : 2 épreuves comportant une dimension professionnelle |
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Statuts |
Etudiants (1ère année) puis fonctionnaire stagiaire (2ème année) |
Etudiants (1ère et 2ème année) |
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Stage |
En responsabilité : 6 à 12h par semaine, soient 300h en un an, plus deux fois 3 semaines (soit 250h en primaire) De pratique accompagnée : 2 à 4 semaines selon la spécialité en deuxième année En observation : 2 semaines (primaire) en première année |
En responsabilité : 108h en 2ème année seulement pour les admissibles aux concours De pratique accompagnée : possible en 1ère année En observation : possible en 1ère année |
L’ANESTAPS s’est tout de suite positionnée pour le principe de Mastérisation mais contre la forme que prenait sa mise en place. Ainsi, l’ANESTAPS est entrée dans une démarche de réflexion sur le contenu de la formation puis de propositions. Cependant ces propositions n’ont pas été écoutées, il ne reste plus d’autres solutions, pour les organisations qui utilisent le dialogue, que de se mobiliser pour se faire entendre. C’est pour cela que le réseau de l’ANESTAPS a participé à la manifestation du 10 février aux côtés de la FAGE.
Voici les positions de l’ANESTAPS :
- La gestion des flux
La Mastérisation doit répondre à une formation unie et sans goulot entre la première et la seconde année de Master. Ainsi, la gestion des flux doit être abordée à l’entrée en M1, le nombre de personnes accueillies dépendant de la capacité d’accueil en stage et non d’un nombre hypothétique de postes ouverts aux différents concours.
De plus, à la fin de la licence 3, une orientation active devra être envisagée.
- Les stages
• Au semestre 1 : deux cours stages d’observations rendant comptent des deux cycles du secondaire pour les candidats au C.A.P.E.P.S. Ces stages seront d’une semaine en classe afin de se forger une première expérience.
• Aux semestres 2 et 3 : un stage filé et encadré, correspondant à un jour par semaine ou deux demi‐journées, devra être effectué.
• Au semestre 4, période correspondant aux épreuves du concours, le candidat se verra confier une classe, lors d’un stage en responsabilité d’une durée minimum de deux semaines.
- L’étalement de la charge de travail
Le contenu de la formation, en particulier de la deuxième année, sera particulièrement chargé pour les étudiants suivants un tel master. Entre les examens, les stages et les épreuves écrite et orale du concours, il est donc impératif de permettre aux étudiants de répartir de la manière la plus homogène possible leur charge de travail. Ainsi nous prônons la mise en avant du contrôle continu dans les semestres 3 et 4 du master, afin de ne pas se retrouver avec des périodes d’examens suivies immédiatement par les épreuves du concours, l’écrit à la fin du S3 et l’oral à la fin du S4.
- La réorientation en cas d’échec aux concours
En cas d’échec au CAPES, un étudiant qui aura néanmoins validé son master ne doit pas rester sur le carreau. Ainsi en cas d’échec aux écrits, le stage long du semestre 4 pourra être fait dans un autre cadre que celui d’une classe, mais dans un laboratoire ou un organisme travaillant sur la discipline concernée, afin d’anticiper une insertion professionnelle sereine à la suite du master. De plus des enseignements adaptés seront prévues tout au long du master (voir les maquettes par discipline ci‐après).



