
La Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a chargé en novembre dernier Martine Daoust, rectrice de l'académie de Poitiers, de coordonner une mission d'information sur les soirées étudiantes. Plusieurs alertes ont justifié la réaction de la ministre, avec des débordements très médiatisés lors des Week-End d'Intégration, plusieurs incidents impliquant des Jeunes survenus lors de soirées festives en ville...
La FAGE, auditionnée dans le cadre de cette mission d'information, a porté les positions suivantes :
-> L'alcoolisation des Jeunes se fait principalement dans la sphère privée (appartements...), alors qu'elle ne peut être maitrisée que dans la sphère publique.
-> Il ne faut pas se focaliser sur les soirées étudiantes. Au contraire, les étudiants s'amusent dans un contexte particulier, souvent plus collectif et encadré par une association, qui est propice à la mise en place de systèmes de prévention.
-> La consommation excessive d'alcool n'est pas un fait en soit et doit être considérée comme la manifestation d'un malaise. La problématique doit être replacée dans une perspective beaucoup plus générale et avec l'idée d'une évolution dans le temps. A l'heure actuelle, nous manquons d'indicateurs pour vérifier que ce phénomène devient effectivement de plus en plus problématique.
Le rapport issu de ces travaux a été rendu public. Les conclusions se basent sur 3 volets et sont extrêmement décevantes.
1. Tout évènement festif devra être déclaré en préfecture et en mairie.
2. Il s'agira de mettre en place des "testings", c'est à dire des contrôles dans les lieux de soirée.
3. Préconiser le développement des UE destiné à faire de la prévention, de la sensibilisation dans les établissements, comme il peut déjà exister à Nancy, ou Valenciennes par exemple.
Il est clair que pour nous, la sensibilisation et la prévention mise en place lors de nos évènements festifs est une des bonnes pratiques trop peu retranscrite dans ces conclusions. Les pouvoirs publics s’obstinent à vouloir légiférer, pour répondre à des problèmes d'alcool dans le monde étudiant. Or, la loi HPST (Hôpital Patient Santé Territoire) est instauré depuis à peine deux ans, et les voilà déjà en train de vouloir créer une nouvelle loi, pour interdire et faire de la répression.
La FAGE, auteur notamment d’une Charte nationale des soirées étudiantes responsables, véritable label de qualité en termes d’organisation responsable d’évènements étudiants, reste sur sa position, déjà évoquée lors de l’audition : développer, favoriser et multiplier la prévention.
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