Ce mardi 5 avril s’est tenue la Conférence Nationale du Logement Etudiant promise de longue date par Valérie Pécresse. A cette occasion, la Ministre a fait un certain nombre de propositions.
La Ministre a ainsi annoncé l’objectif de 680 000 logements étudiants d’ici à 2020, dont 220 000 chambres CROUS ; soit un doublement de l’offre actuelle. De plus, Valérie Pécresse, Benoist Apparu et Jean-Paul Anciaux lui-même se sont félicités du bilan du plan Anciaux.
Toutefois, si pour 2010 les objectifs sont atteints, le retard accumulé depuis 2004 est considérable. Sans accélération rapide des constructions et réhabilitations, il paraît aujourd’hui plus que difficile de tenir les promesses fixées par la Ministre : ces chiffres sous-entendent l’ouverture de près de 100 logements étudiants par jour jusqu’à cette date.
Avec la labellisation du parc locatif privé par les CROUS, l’incitation de la collocation par la simplification des démarches administratives, les dispositifs de cautionnement solidaire par les CROUS, … peu de nouveautés sont apparues. En effet, ces mesures sont déjà prônées par la FAGE et pour certaines en discussion au CNOUS.
Pour la FAGE, la question du logement doit être traitée suivant des schémas directeurs établis par des comités d’orientation stratégique, COS, à l’échelle académique. Ces COS doivent rassembler autour du CROUS, les collectivités territoriales, le rectorat, les établissements d’enseignement supérieur et les organisations étudiantes.
La FAGE réaffirme la place centrale des CROUS qui ne peuvent en aucun cas être éloignés des discussions. Au contraire, ceux-ci doivent devenir le portail unique du logement étudiant avec leur offre de parc public mais aussi leur offre privée labellisée.
La FAGE note qu’aucune discussion ni réforme ne touchent les aides au logement alors qu’aujourd’hui seulement le tiers des étudiants perçoivent l’APL ou l’ALS. Cette question est pourtant problématique pour bon nombre d’étudiants, pour qui le logement représente plus de la moitié de leur budget. Une réflexion doit donc s’engager dans ce sens dans les prochains jours.
Enfin, pour la FAGE, le logement étudiant du XXIème siècle se doit d’être créateur de lien social, issu d’une politique ambitieuse et cohérente, garantissant à tous les étudiants un accès à un logement décent près de leur lieu d’étude.



