La Conférence des Présidents des Universités (CPU) de France a organisé le G20 des Universités, appelé Global University Summit (GUS). Celui-ci est divisé en deux parties, une étudiante qui a eu lieu les 28, 29 et 30 Avril à Besançon et une autre à destination des Recteurs / Présidents d’Universités qui se déroule en ce moment même à Paris.
UN GUS “ÉTUDIANT” CONTROVERSÉ
La FAGE était présente à cet événement et, dès l’ouverture du sommet, a souhaité réagir par voie de presse, remettant “en cause la légitimité de cet évènement”, puisque “les étudiants n’ont pas eu droit de regard” sur l’organisation du GUS, “tant sur les thèmes abordés que sur l’organisation des échanges”.
De plus, les débats de ce sommet devaient se clôturer par la rédaction d’une “déclaration commune de l’ensemble des étudiants” présents (ndlr : 35 étudiants représentant 23 nationalités). Or, celle ci, rédigée “par l’organisation du sommet avant l’événement” fut distribuée dès le début du GUS aux représentants étudiants, et ne correspond que trop peu à leurs problématiques actuelles. Considérant cela, la FAGE a dénoncé “ces méthodes” qui sont “à l’opposé de l’implication à part entière des étudiants dans la construction des politiques d’enseignement supérieur, pourtant revendiquée par l’ensemble de la communauté universitaire”.
Durant le sommet, même si les étudiants ont finalement réussi à exprimer leur vision et leurs volontés pour l’Enseignement Supérieur, la FAGE, aux côtés de l’European Students’ Union (ESU), a refusé de signer la déclaration, mettant en avant le manque de démocratie et de participation des étudiants dans le processus de rédaction.
UNE PARTICIPATION DES ÉTUDIANTS ESSENTIELLE POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Ainsi, la FAGE, aux côtés des fédérations étudiantes européennes, a rédigé, lors de la 60ème Assemblée Générale de l’ESU à Tallinn (Estonie) qui se déroulait cette semaine, une déclaration respectant les critères de démocratie étudiante et reprenant les préoccupations annoncées lors du GUS de Besançon. Ce texte, adopté à l’unanimité le 5 Mai par les 45 membres de l’ESU et à l’initiative de la FAGE, est adressé à Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française et du G20, aux gouvernement des pays du G20, et aux recteurs d’Universités.
QUATRE IDÉES POUR L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR DE DEMAIN
La « déclaration de Tallinn », reprend en quatre points leur vision et leurs volontés pourl’enseignement supérieur de demain :
- L’enseignement supérieur doit d’abord être un bien public et une responsabilité publique
- L’éducation et l’enseignement supérieur comme un investissement prioritaire qui contribue au développement humain et économique à long terme.
- Un accès égal à tous, sans aucune discrimination, tout en étant inclusif en développant des mesures visant à accroître l’accès à des groupes sous représentés.
- L’éducation et l’enseignement supérieur comme les clés du développement durable, afin de combler le fossé des inégalités de développement entre les différentes régions à travers le monde.
UNE VIDÉO DE LA DÉCLARATION ACCESSIBLE A TOUS
L’ensemble de ces propositions sont mises en avant dans la vidéo de déclaration, introduite par Philippe LOUP, président de la FAGE et Bert VANDENKENLAERE, président de l’ESU :
Cette vidéo sera projeté lors du sommet des Présidents et Recteurs d’universités, durant la seconde partie du GUS, ouvert depuis quelques heures à Paris. A l’issue de celui-ci, ces derniers adopteront eux aussi une déclaration finale reflétant leurs préconisations pour l’Education et l’Enseignement Supérieur de demain.
Enfin, comme déjà évoqué avec la CPU, la FAGE fera également ses “recommandations afin d’établir un réel cadre démocratique pour le prochain G20 des Universités” qui aura lieu aux Etats-Unis.
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