Monsieur le Ministre,
L’Association Nationale des Etudiants en STAPS (ANESTAPS), membre de la FAGE, souhaite attirer votre attention sur un sujet que vous avez à plusieurs reprises dit vouloir suivre avec attention.
Depuis 1999, date de sa création, notre association est l’unique organisation représentative de la filière STAPS et de ses 40 000 étudiants au terme de la loi d’orientation. Nous avons ainsi suivi l’évolution de la filière STAPS et en particulier de l’EPS depuis une dizaine d’année maintenant. Force est de constaté que le MEN ne participe pas à la bonne préparation des futurs enseignants d’EPS.
En effet, la publication officielle de ce nombre n’est pas encore parvenue cette année laissant donc des milliers d’étudiants dans le doute et l’incertitude jusqu’au dernier moment, celui de l’épreuve sélective CAPEPS. Ces pratiques vont à l’encontre des conclusions du débat Université-emploi (cf. rapport Hetzel) proposant de favoriser l’orientation des étudiants de manière active.
De plus, l’ANESTAPS a suivi avec intérêt les annonces que vous avez faites dans votre discours devant le CNOSF sur l’augmentation du nombre d’heure de « sport » dans les écoles primaires. Nous rappelons que les études STAPS forment par la filière Education Motricité, des étudiants qui, diplôme en main, restent selon nous les mieux préparés au face à face pédagogique en milieu scolaire. Cette heure hebdomadaire supplémentaire ainsi que la création de l’accompagnement éducatif dans sa dimension sportive doivent être encadrés par des spécialistes en lien avec le corps enseignant.
L’ANESTAPS demande depuis des années la mise en place d’un plan pluriannuel de recrutement des enseignants du secondaire permettant de savoir, avec un faible pourcentage d’erreur, le nombre de postes ouverts au concours trois ans plus tard. Une étude sur la faisabilité d’un tel plan avait été amorcée en 2004 par Luc Ferry (cf. cdp du 19 mars 2004) et nous souhaitons toujours sa mise en place au non de la transparence et de l’orientation professionnelle des étudiants dite « active ».
Nous avons également la ferme certitude que cela permet une anticipation des flux et donc un lissage du nombre de postes ouverts au concours tout en accompagnant le lycéen et l’étudiant vers sa réussite d’insertion professionnelle.
Ainsi nous demandons votre soutien pour insuffler au MEN, et en particulier à Monsieur Darcos, de mettre en œuvre ces mesures.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je me tiens à votre disposition si vous souhaitez de plus amples informations.
Veuillez, Monsieur, agréer nos salutations les plus distinguées.
Anthony Michaud



